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Extrait Titre complet : "Hémorragies utérines : étiologie, diagnostic, traitement."


-Page de titre : Manuel officiel de gynécologie publié à Paris en 1886.

Auteur : Vladimir Fedorovitch Snegireff (Владимир Фёдорович Снегирёв)
Professeur de gynécologie à l’Université Impériale de Moscou.

Édition française :
Rédigée par Henri Varnier ; sous la direction du Dr Adolphe Pinard.

Éditeur : G. Steinheil, Paris
Année : 1886.
Source : Bibliothèque Nationale de France (BNF)

Analyse CannArchive :


📜 À la fin du XIXᵉ siècle, la médecine occidentale n’a rien de la caricature qu’on projette parfois sur elle. Elle est méthodique, universitaire, obsédée par la clinique et les statistiques, et elle explore sans préjugés tout ce qui peut soulager l’être humain.
Dans ce contexte, le cannabis n’est pas un tabou : c’est un outil thérapeutique. L’archive de 1886 que nous avons entre les mains, Hémorragies utérines, étiologie, diagnostic, traitement, signée par le professeur Vladimir Snegireff, en est une illustration éclatante. Snegireff n’est pas un marginal ou un aventurier botanique : c’est un professeur de gynécologie à l’Université impériale de Moscou, traduit et publié à Paris, sous la supervision de deux références françaises, les docteurs Varnier et Pinard.
Ces noms, à l’époque, représentent le sérieux, la norme universitaire, et ce détail est essentiel : ce livre n’est pas un témoignage isolé, c’est un manuel officiel destiné aux médecins.


-Page 147 du livre montrant la recette : Teinture de Cannabis indica prescrite en gynécologie.

💊Dans ce traité, le cannabis apparaît à plusieurs moments du raisonnement thérapeutique et pas en note de bas de page, mais dans les solutions principales proposées pour soulager les patientes. Il est prescrit sous forme de teinture, infusion ou gouttes, parfois 4 à 5 fois par jour, notamment pour calmer les douleurs pelviennes, les dysménorrhées, les hémorragies utérines, les inflammations ovariennes, les troubles urinaires associés, et même les douleurs de grossesse.
Le ton est clinique, précis, mesuré. Snegireff explique les doses, les effets attendus, la tolérance, et même le goût de l’infusion ce qui prouve que l’usage était suffisamment courant pour que les patientes en consomment réellement.


-P.148 :La teinture de cannabis est recommandée dans les affections utérines avec insomnie, douleurs lombaires, intercostales ou ovariennes. Posologie : 15 à 20 gouttes, 2 à 3 fois par jour.

🌿Ce texte révèle aussi quelque chose de profondément ignoré aujourd’hui :

le cannabis faisait partie des remèdes destinés à traiter la souffrance des femmes, dans un domaine, la gynécologie, où la douleur a longtemps été minimisée. Là où d’autres substances provoquaient dépendance ou somnolence, le cannabis est présenté comme calmant, efficace, et bien supporté, capable d’apaiser les douleurs utérines sans altérer la conscience.

On l’associe parfois à la belladone, au laudanum ou à d’autres extraits végétaux, preuve qu’il était reconnu comme un agent synergique fiable.



-P.269 : Dans le traitement de l’hématocèle, la teinture de cannabis est indiquée parmi les narcotiques, lorsque la patiente ne vomit pas, pour calmer les douleurs intenses.

💪Ce qui rend cette archive si puissante, ce n’est pas seulement la présence du cannabis :

c’est le contraste avec l’oubli qui a suivi. En quelques décennies, des traitements utilisés, enseignés et publiés dans des livres scientifiques disparaissent, non pas parce qu’ils étaient inefficaces, mais parce qu’un choix politique s’impose à la planète. Le cannabis sort des hôpitaux, puis des mémoires.

Ce livre de 1886 nous montre que la médecine occidentale avait déjà une expérience concrète du cannabis thérapeutique, y compris dans la santé des femmes, bien avant son effacement.


-Ch. X : Cannabis indica recommandé pour diminuer la dysménorrhée et les douleurs aiguës du bas-ventre, souvent associé à des compresses chaudes. 

✨Ce document ne raconte pas une anecdote :

il corrige une histoire tronquée. Il nous rappelle que le cannabis n’a pas toujours été entouré de fantasmes moraux. Il fut, en France et ailleurs, un médicament sérieux, prescrit par des professeurs, enseigné dans les facultés, et administré aux patientes avec rigueur.

En redonnant vie à ces archives, on ne milite pas : on restaure la vérité d’un passé volontairement effacé.

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AVERTISSEMENT : 
"Les informations présentées dans ces archives historiques reflètent les pratiques médicales du XIXᵉ siècle.
Elles sont partagées à des fins culturelles, historiques et documentaires uniquement.
Elles ne constituent en aucun cas un conseil médical, un encouragement à l’automédication ni une recommandation thérapeutique.
Certaines substances mentionnées (dont le cannabis médicinal) sont aujourd’hui réglementées et leurs usages sont strictement encadrés.
Pour toute question concernant votre santé, vos douleurs ou un traitement :
 Consultez un médecin"


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